Microsoft Bashing Part 1: LDLC
Cette histoire n'est pas nouvelle, mais, comme dirait l'autre, fait toujours rire.
Tout le monde connaît (ou pas) LDLC, le site de vente en ligne.
Les mieux informés sont au courant qu'ils sont passés d'une solution open-source à une solution entièrement Microsoft.
Microsoft France évidemment fort content n'a pas pu s'empêcher de mettre un témoignage sur son site, fort élogieux à son égard. Quelques morceaux de choix : "Au final, sur le long terme, Microsoft est bien moins cher que l'open source !", "l'open source est un gage de puissance mais qui a son prix et ses inconvénients : très cher en coûts d'administration et, finalement, l'expérience le prouve, pas vraiment synonyme de liberté comme on pourrait le croire", et pour finir, la perle : le titre d'une partie est : "Gagner en liberté et souplesse"...
Heureusement que Microsoft est là pour garantir ma liberté face aux vilains communistes qui veulent imposer logiciels libres et formats ouverts ! J'ai bien cru que les logiciels libres allaient dominer le monde, et que je pourrais étudier un logiciel, l'adapter à mes besoins, participer à son développement, et peut-être même créer une nouvelle économie où le moteur ne serait plus l'enfermement des utilisateurs, mais la volonté de faire des logiciels sûrs, stables, performant et qui contribuent au patrimoine des connaîssances humaines. Ouf ! Le monde est sauf, me voilà rassuré.
Rien que ce témoignage en lui-même est déjà tordant, mais la suite l'est encore plus.
On apprend que LDLC annonce pour 2005-2006 une perte de "2.4 millions d'euros", et que "Le transfert de 'intégralité du stock vers la nouvelle plateforme logistique de Saint Quentin Fallavier a été suivie de problèmes informatiques et de retards de livraison pour 76.000 clients, sur quatre mois".
Pire encore, ce n'est pas fini : LDLC prévoit pour 2006-2007 "une perte nette comprise entre 0,3 et 1,2 million d'euros".
Sans commentaires.
- giga
- 12:01
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